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Riche et fière de son passé

Au cœur d’une succession de changements importants
s’est tissée l’histoire de notre ville.

En 1683, il est fait une première mention de notre territoire dans les actes notariés.
Par la suite, notre ville a connu la colonisation, entreprise en 1735 par Marie-Thérèse Du Gué et l’établissement en 1750 du régime seigneurial (qui sera aboli en 1854). La création des paroisses débuta en 1789 : à cette époque, les villes de Boisbriand, Blainville, Lorraine,
Bois-des-Filion, Rosemère, Sainte-Anne-des-Plaines et Sainte-Thérèse ne formaient qu’une paroisse ! Trois ans plus tard (1792), à la naissance du parlementarisme, fut constitué notre comté d’Effingham. Puis vint la formation de la municipalité dite du Village de Sainte-Thérèse (1849) et de la Ville de Sainte-Thérèse (1916). L’année 1983 a marqué l’instauration de la Municipalité régionale de comté de Thérèse-De Blainville. Sainte-Thérèse a célébré son cent cinquantième anniversaire de fondation en juin 1999.


Place du marché au début du siècle

Sainte-Thérèse est aujourd’hui encore qualifiée de plaque tournante de l’activité socio-économique régionale. Et elle le fut du reste tout au long de son histoire.

En effet, des familles entières de développeurs y ont osé, risqué et bâti, faisant rapidement passer Sainte-Thérèse de l’ère pré-industrielle à celle d’une industrialisation poussée. Elles ont contribué pour beaucoup au riche héritage d’entrepreneuriat que détient Sainte-Thérèse.

Signalons l’implantation en 1875 des Distilleries James Porteous. La même année, le train entre en gare et Sainte-Thérèse devient l’un des plus importants carrefours ferroviaires au Québec. Grâce à l’initiative de la famille Juteau, le téléphone relia Sainte-Thérèse à Montréal dès 1886, soit dix ans à peine après son invention. Deux ans plus tard, la famille Roux installa l’électricité à des fins d’éclairage public et privé dans Sainte-Thérèse. Dans cette fièvre de développement s’inscrivent aussi la fondation de Dion & Frères (machinerie agricole), et celle de la Cie J. A. Laurin (biscuits). Plus tard vinrent des briqueteries, l’usine de chaussures C. Rivest et les manufactures de portes et fenêtres Émeril Magnan et Charron & Frères et la S.F. Clothing.

Vers la fin des années 1950, un important mouvement de développement industriel s’est amorcé dans l’axe de l’autoroute 15 : la Sicard, qui deviendra Kenworth et maintenant Paccar, l’usine Coronation et General Motors notamment s’y installèrent.

Le début des usines de pianos, vers 1890

Au plan culturel, l’histoire de Sainte-Thérèse est marquée par la musique.
C’est chez nous en effet que l’artisan Joseph Casavant commença dans la fabrication
de ses fameux orgues. Sainte-Thérèse a vu opérer pas moins de quatre entreprises
de fabrication de pianos (les firmes Foisy, Lesage, Quidoz et Willis).

Il faut relever le travail du sculpteur J. Olindo Gratton, l’ouverture d’une école par les Frères St-Gabriel et la fondation du journal La Voix des Mille-Îles .

Le secteur institutionnel y a établi des bases solides avec l’implantation d’institutions marquantes, telles sa fameuse église avec sa flèche de 180 mètres, soit la plus haute au Québec, son petit séminaire, l’hospice Saint-Joseph, et la Banque Molson d’alors, devenue la Banque de Montréal et la Caisse populaire, avec ses trois succursales.

Forte de cette tradition unique, la Ville de Sainte-Thérèse maintient aujourd’hui le cap sur un rythme de développement soutenu. Elle s’affirme comme l’une des plus importantes concentrations industrielles du Québec.

Dieu ayde qui s'ayde.

 

La devise de la ville de Sainte-Thérèse, empruntée à Jeanne d'Arc, cherche à inspirer la population en ce sens que celui qui demande de l'aide de Dieu dans tous ses devoirs quotidiens est toujours exaucé. Et si Dieu lui-même est à la base de toutes prières, on ne doit jamais oublier qu'il faut y mettre de notre volonté ferme,
si l'on veut obtenir son aide.

Parmi les couleurs utilisées, notons que l'or est le symbole de la générosité,
de la loyauté et de la gloire. Le sable symbolise l'humilité.

 


Écartelé d'or et de sable :
au 1er d'or, à une croix d'azur chargée d'une rose argent ;
au 2e de sable, à trois croissants d'Argent;
au 3e de sable, à une rivière courante en barre d'argent,
au 4e d'or à une croix d'azur.
L'écu timbré de la couronne murale d'or à cinq tours crénelées, le tout soutenu par deux branches d'érable de sinople, feuillées de même, tigées et boutonnées d'or, croisées en pointe en sautoir et liées par un ruban de gueules, retenant un listel de parchemin d'or chargé de la devise en lettres romaines : Dieu ayde qui s'ayde.